Après le confinement, le marché de l'immobilier a fait un rebond. Et maintenant ?

Le confinement a mis une pause à la frénésie immobilière observée depuis plusieurs années. Avec un nombre de transactions gelé ou presque pendant deux mois, le marché s’est depuis relevé. Il a même connu un véritable rebond. Un phénomène passager avant un crack ou un dégonflement de la bulle ? Essayons d’anticiper ce que nous réserve la fin d’année 2020.

Une chute du marché qui n’a pas eu lieu

Alors que nos mouvements étaient encore limités et que nous ne pouvions pas circuler librement, nombreux étaient les analystes qui se lançaient, avec une boule de cristal, à imaginer l’avenir du marché immobilier. Certains prédisaient une catastrophe post-coronavirus, avec un repli fort et immédiat. Il n’en fut rien. En réalité, le pic d’activité observé à partir du mois de mai est historique. Les candidats à la propriété coincés entre quatre murs pendant deux mois ont profité du déconfinement pour assouvir leur soif d’immobilier. Résultat, nouveaux acheteurs comme propriétaires déjà aguerris ont vu leur projet aboutir. Beaucoup de professionnels de l’immobilier témoignent d’un mois de juin très actif avec des ventes en cascade même dans des communes habituellement calmes. Un rattrapage face à la pause imposée par le Covid-19.

Pas de quoi toutefois rattraper le temps perdu. Selon les données compilées par le baromètre LPI-Seloger, les volumes de ventes de logements anciens ont diminué de 28% au deuxième trimestre 2020 par rapport au deuxième trimestre 2019. Le recul est de 18% par rapport à la moyenne des 10 dernières années sur la même période. Mais la baisse constatée est relativement hétérogène. Les marchés qui étaient déjà dynamiques avant la crise sanitaire sont ceux qui s’en sortent le mieux. À ce petit jeu, Paris continue de voir le volume de ventes reculer malgré des prix qui se maintiennent. À l’inverse, en province, certaines villes continuent d’attirer comme Lyon avec une hausse des prix de 11,5% sur un an et un prix moyen au mètre carré de 5 536€ .

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Une demande en évolution

Les agences immobilières signalent partout un regain d'intérêt des acquéreurs pour les espaces extérieurs. Que la tension immobilière soit plus forte dans certaines villes ou au contraire on recule dans d’autres, un constat global s’impose : les biens qui possèdent un balcon ou une terrasse ou encore un jardin sont clairement les plus attractifs. Une demande plus forte pour les maisons individuelles et pour les espaces extérieurs en général se fait sentir. Lire à ce sujet « Quitter son appartement pour vivre dans une maison avec jardin ».

Pourquoi les prix de l’immobilier se maintiennent-ils ? L’intérêt retrouvé pour les biens qui possèdent un espace extérieur ou encore les envies de changement de localisation ne suffisent pas à expliquer ce phénomène. Il faut en réalité comprendre que l’effet rattrapage va sans doute se tarir. Alors, comme le constate Maître Jean-François Humbert, président des notaires de France, « l’évolution des prix dépendra pour beaucoup des capacités de financement, notamment du recours aux crédits (facilité d’obtention, niveau des taux d’intérêt) ».

Ce n’est pas la nature des biens proposés sur le marché qui va influencer sur le prix et son évolution. C’est plutôt la facilité avec laquelle les ménages pourront ou non financer leurs projets qui va directement dicter le nombre de transactions… et le rééquilibrage du prix à venir.

Un accès au crédit déterminant, toujours compliqué

L’année 2020 est marquée par la mise en place conditions d’emprunt resserrées en raison du maintien des mesures du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). Une durée d’emprunt limitée à 25 ans et un taux d’endettement à 33% maximum sont – notamment - les deux principaux critères que doivent respecter la majorité des dossiers pour être validés. En parallèle, les banques doivent composer avec un taux d’emprunt relativement bas qui réduit leur marge. Elles sont en effet « bloquées » par la baisse du taux d’usure.

Résultat, la durée moyenne des prêts reste stable et ce sont les ménages ayant la meilleure situation qui obtiennent un financement à crédit. La part des primoaccédants recule. Les banques privilégient les dossiers les plus solides, notamment avec des emprunteurs capables de délivrer un apport personnel important.

Cela ne signifie pas pour autant que l’accès au crédit soit impossible si votre dossier n’est pas parfait. Au contraire. Il existe des solutions et le rôle du courtier intermédiaire dans la recherche de financement est plus que jamais primordial. Il faut en amont définir votre capacité d’emprunt et ensuite trouver le partenaire bancaire capable de vous accompagner. Ce travail de recherche, qui demande du temps et une connaissance du terrain, c’est précisément la force d’un courtier comme MonEmprunt.com.

Dans le contexte actuel de resserrement des conditions de financement et de fort dynamisme du marché immobilier, faites-vous accompagner dans vos démarches. Vous bénéficierez d’un regard indépendant pour transformer votre projet d’acquisition en investissement réussi.

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